Archive pour la catégorie ‘Etudes de cas’

C’est l’histoire d’une clé USB…

Mardi 24 août 2010

Vendredi 18 Juin 2010, Antoine, notre “consultant embedded” à l’expo universelle de Shanghai nous appelle du taxi et nous annonce qu’il a enregistré en avant-première, dans sa petite clé USB, la démo de la “danse des robots” Nao au pavillon de la France. Pas facile de contourner le firewall chinois et impossible de se connecter a Youtube, mais en une heure, via le proxy de Hong-Kong, la vidéo nous parvient quand même. Nous la visionnons : dès les premières secondes, c’est clair : 20 robots qui dansent en parfaite harmonie, c’est de la cocaïne pure pour les geeks.

Vers 15 h, nous uploadons la vidéo sur Youtube et procédons dans la foulée à l’envoi de plusieurs mails à des bloggeurs influents pertinents (notamment dans le milieu high-tech… il y en a quelques uns ;-)), pour le moment, tout est logique.

Les mails en attente de lecture, nous en profitons pour faire quelques pings sur Twitter. Le but étant d’intéresser les “cadors du net”(avec + de 2K followers).
19 h 30 > Rémi, touche le gros lot en tapant dans l’œil à une éditrice du célèbre site web : Engadget, qui au passage le remixe à sa façon, sur une musique de…Beyoncé.

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Compte Twitter Shanghai Expo

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Compte Twitter Laura June

En l’espace de 10 minutes, la vidéo revue par Engadget ré-apparait en ligne, sur le blog du plus gros blog high tech du monde (environ 2,5 millions de visiteurs).

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Carton plein, car le post redirige également sur la version originale. En l’espace de 2 jours, le nombre de vues explose (sur Youtube).

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Les mails envoyés font leur effet. Les plateformes concernées publient des articles sur ces fameux Robots français de Shanghaï (avec un décalage de deux à trois jours) :

Nous atteignons plus de 100 000 vues dès le 21 juin ainsi que 4000 tweets et Retweets.
Quant à Facebook, il est difficile d’estimer le nombre de statuts ayant partagé la vidéo, mais il a (sûrement) fortement contribué aux nombres de vues.

Afin de terminer en beauté, c’est Wired (merci Stan), qui publie un post sur son blog. Le nombre de vues double en l’espace de deux jours.
En l’espace de 1 semaine, nous sommes à plus de 300 000 vues ; c’est pas encore du lolcat, mais on en est pas loin.

La vidéo commence à voyager sérieusement. Elle termine souvent sur des sites / forums Russes (douteux). Mais, ça BUZZE, et c’est l’essentiel. D’ailleurs, en Chine, la vidéo est très bien regardée.

Il est intéressant, aussi, de se pencher sur les requêtes Google. Le fabricant de ces Robots (Aldebaran), a augmenté son taux de visibilité sur les moteurs de recherche. Son nombre de requêtes a bondi en l’espace de deux jours.

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Un véritable point positif.

Non seulement cette vidéo a fait le tour du monde en l’espace de deux semaines, mais elle continue encore (actuellement) à faire parler d’elle. Et les robots AIMENT la notoriété (c’est bien connu).

Les prochains buzz seront du LOLBOT, vous êtes prévenu.

-Arnaud Pichat (diplômé en robotique & et buzz appliqué)-

Lancement du blog Mission Handicap Société Générale

Mardi 20 octobre 2009

La Mission Handicap Société Générale, dont l’objectif est d’améliorer l’intégration des collaborateurs en situation de handicap à la Société Générale, mais aussi de promouvoir les initiatives en faveur des personnes en situation de handicap dans un contexte professionnel, vient de lancer son propre blog : http://www.tousuniques.fr/ .

tousuniques-blog-mission-handicap-societe-generale

Le blog est alimenté par les membres de la Mission Handicap et s’adresse à tous les publics : les salariés de Société générale d’abord, les candidats bien-sûr, sans oublier les professionnels du recrutement et de l’emploi. L’objectif est, au-delà de la promotion des activités de la Mission Handicap, de permettre au mieux de présenter la problématique des personnes en situation de handicap dans un contexte professionnel, mais aussi de débattre et de réagir aux contenus proposés.

Le choix du blog tient à sa double nature : une communication dans un cadre moins formel mais tout aussi informatif, et un moyen efficace d’ouvrir à la discussion.

La plateforme technique répond aux exigences d’accessibilité et a été développée sous Wordpress. Un compte Twitter a aussi été associé : http://twitter.com/tousuniques .

Une campagne offline et online autour du blog sera prochainement lancée à l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées mi-novembre.

Ce blog a été réalisé avec Publicis Consultants

Avec Google Suggest, l’e-réputation se joue dès la saisie de la requête [m.à.j. février 2010]

Lundi 27 juillet 2009

Plusieurs jugements contraires rendus récemment par la justice française sur le moteur de recherche Google mettent en lumière les enjeux du contrôle de l’e-réputation des entreprises. En effet, le service Google Suggest a été mis en cause par plusieurs entreprises et institutions.

Pour rappel, cette fonctionnalité soumet automatiquement dix combinaisons de mots clés, à mesure que l’utilisateur du moteur de recherche saisit sa requête. Google définit son outil comme une “fonction statistique, automatique et objective du moteur de recherche Google et défend que “ces suggestions ne sont que le reflet objectif des recherches qui sont statistiquement les plus fréquemment effectuées par les internautes“. En effet, les dix propositions sont classées en fonction de leur popularité - et non du nombre de réponses qu’elles apportent.

Les Inrocks avaient fait un papier sur les “propositions souvent drôles, parfois inquiétantes, reflet des interrogations profondes de chaque internaute qui n’a pas peur de perdre la face face à son ordinateur” (faites le test par exemple avec “je n’arrive pas à” ou “est il possible“).
Plus inquiétant, le site informatique PCinpact.com s’était ému du fait que Google suggère “Film X Adolescente” si vous tapez Film. Et d’expliquer, dans un article suivant, que “deux jours plus après cette médiatisation, l’expression disparaissait“. Preuve que le service juridique de Google sait se montrer pro-actif.

Quid du “danger” du Google Suggest pour les entreprises et leur réputation en ligne ?

C’est que cette fonction d’auto-complétion a tendance à révéler certains signes de mauvaise e-réputation. Et à occasionner quelques soucis juridiques pour le célèbre moteur de recherche.

Ainsi, le Centre national de formation à distance (CNFDI) n’a pas apprécié la proposition “CNFDI arnaque” et a porté plainte auprès du tribunal de grande instance de Paris qui lui a donné raison le 4 décembre.

Avant cela, le fournisseur d’électricité Direct Energie avait obtenu gain de cause en mai 2009 : le tribunal de commerce de Paris a condamné Google pour “trouble manifestement illicite” et a exigé la suppression de la suggestion “direct energie arnaque”, décision confirmée par la Cour d’appel de Paris le 9 décembre 2009.

Les plaignants n’ont pas tous plaidé le même motif. Nous n’entrerons pas dans ces subtilités juridiques, si le sujet vous intéresse, nous vous conseillons l’article de Marie Jourdain, avocate chez Teissonnière Sardain Chevé, pour le Journal du Net.

google_suggestUne illustration de l’application Google Suggest avec la requête « Direct energie » « nettoyée ».

Il est à noter que le combat de Direct Energie contre cette requête n’est que la face cachée de l’iceberg dans une tentative d’amélioration de son “profil Google. Celui de l‘entreprise n’est pas des meilleurs : sans même taper “direct energie arnaque” mais “direct énergie“, le 5ème résultat correspond à une page de Ciao.fr où sont publiés 68 avis, la plupart défavorable.
D’où une stratégie de référencement de crise : Direct Energie multiplie les sites pour “chasser” les mauvais résultats de la première page Google, un façon “d’occuper” l’espace en somme (exemples : www.direct-energie-et-vous.com/, www.direct-energie-le-blog.com, www.direct-energie-boutique-discount.com/, www.lexique-energie.com, etc.).

Plus largement, cette décision change la donne en termes d’e-réputation des entreprises et des institutions.
En effet, jusqu’ici, l’attention s’était focalisée sur la première page de résultats dans les moteurs de recherche. On voit désormais, qu’avec Google Suggest, le problème se déplace : l’e-réputation se joue dès la saisie de la requête.

« Outil utile pour les référenceurs il peut aussi se retourner contre les propriétaires de site » et Marie Pourreyron du blog Pink-Seo a bien raison d’en venir « à se demander si Google a le droit de vie ou de mort sur un site web » (dans son billet Google Suggest).

D’où la multiplication des contentieux au sujet de cette fonctionnalité.

Pour conclure, que pensent les internautes de cette décision ?

D’après les commentaires publiés suite aux articles sur la condamnation de Google dans l’affaire concernant Direct energie, beaucoup fustigent une atteinte à la liberté d’expression et défendent “l’impartialité” du moteur de recherche. Selon eux, “il n’y a pas de fumée sans feu“, et Direct Energie “devrai[t] se demander pourquoi le mot Arnaque apparait avant d’attaquer en justice… “, comme le fait remarquer un internaute sur PCinpact.com.


L’équipe veille | stratégie digitale de Publicis Consultants

Le phénomène des powermoms : un état des lieux

Lundi 29 juin 2009

Le phénomène des “Powermoms” est l’un des sujets les plus intéressants aujourd’hui sur le web. Derrière ce terme un peu barbare se cache des femmes, âgées en moyenne entre 25 et 54 ans, ayant a minima un enfant, et qui investissent de plus en plus le web social.

Elles parlent de tout ce qui les touche, de shopping, de maison, de leurs enfants ou encore boulot et santé, soit à peu près tous les sujets du quotidien.

Le phénomène est en réalité ancien, étudié depuis un bout de temps déjà aux États-unis, comme en témoigne cet article Empowering power moms publié en 2007.

Parmi les sites de références, voir notamment Powermoms.net, ou plus amusant Bizymoms.com, le site des femmes qui travaillent à domicile.

Si cette tendance s’est constituée au fil du développement des réseaux sociaux, ces dernières années, il n’en demeure pas moins que ce phénomène constitue aujourd’hui une véritable communauté érigée en objet d’études. En témoigne notamment l’existence du Marketing-to-Moms Conference (M2Moms.com).

Des consommatrices qui privilégient le web pour s’informer avant d’acheter

De l’étude “Searcher Moms – A Search Behavior and Usage Study” réalisée en 2007 par deux agences de marketing digital, DoubleClick et Performics, plusieurs chiffres sont à garder en tête : 70 % des mères connectées à internet se documentent sur la Toile avant de faire un achat en ligne et 57 % avant un achat en magasin,. Egalement, 86 % considèrent qu’internet est le medium le plus efficient pour obtenir des informations avant un achat. Enfin, donnée essentielle pour les webmarketers, 64 % des mamans interrogées disent se documenter sur un produit après avoir vu une publicité. Pour autant, elles sont 60 % à considérer que les marketeurs ignorent leurs besoins et 73 % à penser que les publicitaires ne comprennent pas ce que signifie être mère.

Côté français, l’étude « L’utilisation d’Internet par les femmes » réalisée en juin 2009 par l’Ifop pour la Mutuelle Générale rend compte de cette même tendance : 51 % des femmes ont un usage quotidien d’internet à 78 % depuis leur domicile. 73 % pensent qu’avoir des enfants pousse à utiliser davantage internet.

A la recherche de lien social

A la faveur de l’usage quotidien d’internet, les rencontres entre mères de famille ne se font plus seulement aux jardins d’enfants à l’heure du goûter. Comme nous l’explique Isabelle, auteur de monblogdemaman.mabulle.com dans l’interview réalisée dans le cadre de cet état des lieux, beaucoup de femmes se mettent au web durant une grossesse ou un congé parental…Le web permet de créer de nouveaux liens, d’échanger sur leur expérience, d’obtenir des conseils de mamans « expérimentées », ou tout simplement de raconter son bonheur d’être mère.

Au-delà de Facebook, les micro-communautés du Web 2.0 telles que MomBloggersClub.com ou TwitterMoms.com leurs permettent de rester connectées à leurs réseaux (famille, amis, collègues) et de partager des conseils, bons tuyaux et autres idées autour de la famille et de l’éducation des enfants. Sur la blogosphère française, elles sont nombreuses et actives, évidemment au sein des forums (doctissimo, aufeminin, magicmaman,…) mais aussi par la structuration d’une blogosphère maman (labellisée par la sortie en décembre dernier du classement wikio-elle.fr), E-Zabel est sans doute la blogueuse la plus suivie.

Les marques et les médias s’y intéressent

Ces mamans activent et prescriptrices sont l’objet de beaucoup d’attention, leur comportement étant scruté par les services marketing.

Des opérations leurs sont à présent dédiées comme le Walmart’s “eleven moms” qui est une plateforme, mise en place par le géant de la distribution, sur laquelle les mères s’échangent des bons plans pour économiser sur leurs achats. Dans un autre style, Radio Canada a adapté et produit Les Chroniques d’une mère indigne, initialement distillées sous la forme d’un blog et mis en scène sous la forme d’épisodes diffusés exclusivement sur Internet (sur Sedna.tv et Tvpt.tv). La diffusion en prime time du premier épisode était bien entendu l’occasion pour Radio Canada de réunir une centaine de mamans blogueuses autour de l’équipe de production.

Néanmoins, comme nous le confirme Isabelle, les meilleures opérations sont celles qui sont cohérentes avec la ligne éditoriale du blog. Qualité assez rare dans les innombrables sollicitations qu’elle reçoit quotidiennement.

En France, nous n’en sommes pas encore là, même si les mamans blogueuses sont de plus en plus « draguées » par les marques. Si un site comme aufeminin.com, qui compte parmi les plus importants forums en France en termes d’activité, propose depuis peu une application iPhone permettant un accès permanent aux forums, l’ajout de photos en ligne ou encore un suivi personnalisé et constant de sa grossesse, il n’en demeure pas moins qu’il est difficile de circonscrire une véritable communauté de mamans blogueuses, d’autant que toutes n’affirment pas forcément sur leur blog leur statut de « maman ».

Enfin, n’oublions pas que la consommation et les usages diffèrent entre les forums (où l’on cherche surtout des conseils et des « informations pratico-pratiques », comme nous le confirme encore isabelle dans l’interview) et le « récit de soi » et de son expérience personnelle (comme ici ou ) qui constitue la marque de fabrique du blog personnel.

Pour illustrer notre propos et sortir le nez des études marketing, nous avons interviewé Isabelle, de monblogdemaman.mabulle.com. Elle nous raconte le pourquoi du comment de son blog.


L’équipe PCNI et sa blogueuse maman ;-)

La communication Internet de la Maison Blanche à l’épreuve des faits

Mardi 9 juin 2009

Whitehouse.gov webpage on the iPod Touch - US Presidential Inauguration - Screencap - by Scorpions and Centaurs

« Create a more transparent, participatory, and collaborative government. »

Si la formule sonne comme une promesse de campagne, il n’en demeure pas moins qu’inscrite noir sur blanc elle est à présent un des objectifs numéro un de la Maison Blanche dans le cadre du programme White House Open Government Initiative.

Signé de la main de Barack Obama le 21 janvier 2009, lendemain de son investiture, un Memorandum on Transparency and Open Government pose les bases d’une gouvernance numérique.

A ce titre, une équipe dédiée à la communication Internet de l’exécutif américain a été mise en place.

Macon Phillips, chargé du développement de Change.gov durant la période de transition entre l’élection et la prise de fonction du candidat démocrate, a été officiellement nommé directeur des nouveaux médias. De son côté, Cammie Croft, elle aussi engagée dans la campagne internet qui a mené Obama à la présidence des Etats-Unis, a été nommée directrice adjointe du pôle.

Katie Stanton, ancienne chef de produits Google Finance et collaboratrice de Yahoo, est désormais directrice en charge de la participation citoyenne au sein de l’équipe internet d’Obama. Enfin, Jesse Lee, qui a notamment été conseillère nouveaux média de Nancy Pelosi, Speaker de la Chambre des représentants, est aujourd’hui responsable des programmes en ligne de la Maison Blanche (WhiteHouse.gov).

WhiteHouse.gov

Véritable vitrine institutionnelle de la Maison Blanche, le site whitehouse.gov n’a plus grand-chose en commun avec celui de l’ère Bush, les conseillers de Barack Obama avaient d’ailleurs anticipé cette mutation avec un site transitoire entre l’élection et l’investiture Change.gov

Le site WhiteHouse.gov constitue la matrice de la communication de l’exécutif américain, en parallèle de la base de données que l’on trouve sur Data.gov

De nombreux sites Internet relaient les informations que l’on et de réseaux sociaux qui constituent autant de relais d’information moins formels.

Le format de l’information sur WhiteHouse.gov a également quelque peu évolué : parmi les grandes innovations on peut noter qu’il existe à présent un blog officiel sur lequel les billets sont signés par les communicants de l’exécutif. Fini les communiqués de presse anonymes et impersonnels. L’autre innovation majeure réside dans l’interaction entre citoyens et exécutif avec le programme Your weekly address qui permet de poser des questions au Président Obama qui répond, toutes les semaines, via la vidéo, à une sélection d’entre elles.

Si la transparence et la participation sont les mots d’ordre de la nouvelle gouvernance numérique américaine, il n’en demeure pas moins que cela se manifeste surtout par l’usage des réseaux sociaux et autres outils du Web 2.0

Page Facebook « Barack Obama »

Avec plus de 6.300.000 supporters, la page Facebook de Barack Obama est sans conteste la plus populaire de ce réseau social, loin devant Coca Cola qui arrive en deuxième position avec seulement moitié moins de fans.

Depuis son investiture, le 44ème Président des Etats-Unis a réorienté la ligne éditoriale de sa page Facebook : depuis le 20 janvier, son mur assure exclusivement la promotion des grands chantiers de son mandat (vote du budget et du plan de relance, réforme du système de santé) et des symboles politiques forts (vœux pour le Nouvel An iranien Nowruz, nomination de la Juge Sonia Sotomayor à la Cour Suprême).

Sur son mur, les informations publiées ne figurent pas en masse mais sont au contraire très ciblées : la rédaction écrite est neutre et impersonnelle, seule la vidéo fait intervenir le Président en personne.

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Chaque post fait l’objet de 40.000 feedbacks en moyenne, répartis entre appréciations (« j’aime ») et commentaires, qui constituent autant de plébiscites que de désaveux, avec une grande liberté de ton.

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Page Facebook « The White House »

Le 1er mai 2009, les communicants de la Maison Blanche créaient une page Facebook intitulée « The White House ». Véritable vitrine institutionnelle de l’exécutif sur la Toile, sa création était ainsi annoncée sur la page Facebook de Barack Obama :

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Le caractère institutionnel et le sérieux annoncés des informations mises en ligne est confirmé, un mois après son inauguration, avec toutefois la précaution suivante : « If you’re looking for the official source of information about the White House, please visit www.whitehouse.gov »

Une application permet de suivre certains discours du Président en direct et de les commenter au fil de leur visionnage. Le 4 juin, le discours du Caire était ainsi transmis en direct :

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Une utilisation quelque peu différente du compte Facebook de la Maison Blanche a vu le jour à l’occasion du discours du Caire, jeudi 4 juin 2009 : le mur « The White House » relayait des fragments du discours, en direct, en citant Obama himself. Le succès de cette interaction est manifeste au regard des commentaires postés par des internautes du monde entier.

Twitter

La distinction est identique à celle opérée sur Facebook : le fil Twitter BarackObama s’attache à la communication personnelle du Président tandis que le fil whitehouse revêt un caractère institutionnel.

A approches différentes, succès différents : le fil BarackObama comptabilise plus de 1.300.000 followers-profile (personnes abonnées) et 776.000 following_profile (fils suivis) tandis que whitehouse revendique 240.022 personnes abonnées, elle-même ne suit que 65 fils Twitter parmi lesquels on trouve les très institutionnels downingstreet, NASA ou encore NavyNews.

BarackObama interagit avec les Internautes et renvoie vers le site de campagne my.barackobama.com pour plus d’information. Ce fil apparaît donc comme un levier de mobilisation puisque l’on trouve sur MyBO tous les outils du cybermilitant.

Le 20 mai 2009, sur le Twitter BarackObama, on pouvait à cet effet lire cette incitation à la mobilisation avec un lien vers son site de campagne :

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Tandis que whitehouse semble utiliser Twitter d’une part comme un circuit fermé entre institutions et d’autre part comme une vitrine pour les Internautes en présentant l’actualité de la Présidence. Les liens postés renvoient d’ailleurs à la rubrique the BRIEFING ROOM de WhiteHouse.gov

Autres outils du Web 2.0

La Maison Blanche est également présente sur la plateforme iTunes avec des fils audio et vidéo qui permettent de s’abonner aux interventions hebdomadaires de Barack Obama, à ses discours ou encore à ses conférences de presse.

Même méthode sur les sites de partage de vidéos où la Maison Blanche dispose d’une page à laquelle les abonnées reçoivent automatiquement les données postées : 54.000 personnes suivent ainsi les vidéos de la Maison Blanche sur DailyMotion.com et 2.000 sur vimeo.com, vidéos qu’elles peuvent commenter et évaluer à leur gré.

Autre réseau social, la page de la Maison Blanche sur MySpace.com recense près de 185.000 amis, certains très politisés, à l’image de la mère d’un Marines envoyé en Afghanistan :

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Mis en place par le Département d’Etat (Bureau des programmes d’information internationale), America.gov est un site d’information sur la politique étrangère américaine ainsi que sur la culture et le mode de vie anglo-saxons. Les billets du blog Obama Today révèlent par exemple les offs présidentiels au fil du quotidien. Si les informations mises en ligne sont informelles, elles n’en demeurent pas moins officielles.

Enfin, la page Flickr donne à voir une sélection de photos officielles, dans une approche de photojournalisme (photos prises sur l’instant, large place accordée aux légendes, etc.) le tout étant comme à l’accoutumée ouvert aux commentaires :

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En somme, si les bases posées par le Memorandum on Transparency and Open Government sont suivies d’effet, elles n’en demeurent pas moins ambitieuses.

« Les moyens font défaut, note Francis Pisani dans Maison Blanche 2.0 : finie la rigolade. Les cent personnes dédiées aux nouveaux médias pendant la campagne ne sont plus qu’une dizaine à l’arrivée au port. Mais c’est surtout le changement d’échelle qui compte. Ils ont maintenant affaire à 300 millions d’Américains… bien plus nombreux et plus durs à manier que leurs partisans de novembre dernier. »

Si l’aspect participatif semble fonctionner au regard de la présence d’amis et autres fans sur les réseaux sociaux de la Maison Blanche, il apparaît toutefois impératif d’une part de ramener leur nombre à la taille de la population américaine et, d’autre part, de mettre en perspective l’efficacité de leurs prises de parole.

L’expérience menée sur le site internet gouvernemental http://opengov.ideascale.com/ permet aux internautes d’émettre des propositions et de les évaluer pour faire émerger les plus populaires d’entre elles. Or, cette expérience nous enseigne que la forte mobilisation d’une poignée d’internautes suffit à biaiser la hiérarchie des propositions. Ainsi, parmi les sept propositions les plus populaires, trois concernent la légalisation du cannabis.

Son efficacité demeurant à démontrer, le participatif apparaît alors au mieux comme un instrument de mesure de l’opinion publique et au pire comme un outil de légitimation de la décision politique.

Online Corporate Communications: Understanding Stakeholders? Expectations

Vendredi 17 août 2007

Earlier this year, Publicis Consultants | Net Intelligenz, in partnership with crmmetrix, conducted a study to better assess the changing environment and evolving needs of the traditional “audiences” (provided such a thing still exists) when it comes to online corporate communications.

The results confirm the growing importance of the web in corporate communications over other channels, and the prominent role corporate websites still play in this multi-channel, highly-fluid environment.
Nevertheless, such figures are not carved in stone, just like the corporate website is not hosted in a silo. Indeed, results of this study clearly underline a clear credibility gap and the radical shift to alternate online resources regarding certain topics of interest to stakeholders.

Hence, this study confirms the need for evolution of traditional online corporate communication platforms: maintaining or increasing share of voice and credibility will ultimately depend upon the ability to progressively immerse the corporate website in the ecosystem of its online constituencies.

Link to complete study in English (translated from French)

Note: this study was conducted in France